Nouveaux médicaments : les analogues du GLP-1 (glucagon-like peptide-1)

Analogues du GLP-1

Une brève scientifique par le Dr Célia Lloret Linares

Les analogues du GLP-1 (glucagon-like peptide-1) sont des médicaments modernes utilisés principalement pour traiter le diabète de type 2 et, plus récemment, l’obésité.

Le fonctionnement des analogues du GLP-1

Voici comment ils fonctionnent, en termes simples :  

1. Régulation de la glycémie (le taux de sucre dans le sang)

 Le GLP-1 est une hormone naturellement produite par l’intestin après un repas. Elle envoie des signaux au pancréas pour qu’il libère de l’insuline (qui aide à faire baisser le sucre dans le sang) et réduit la production de glucagon (une hormone qui augmente le sucre dans le sang). Les analogues du GLP-1 imitent cette hormone pour mieux réguler le taux de sucre dans votre corps.  

2. Réduction de l’appétit et de la prise alimentaire

 Ces médicaments agissent également sur le cerveau, en particulier sur les zones qui contrôlent la faim. Ils aident à réduire l’appétit et ralentissent la vidange de l’estomac, ce qui donne une sensation de satiété plus longue après un repas. C’est pourquoi ils sont aussi efficaces pour la perte de poids.  

3. Effets protecteurs

En plus de réguler le sucre et le poids, ils ont des effets bénéfiques sur le cœur, en réduisant certains risques cardiovasculaires chez les patients à risque élevé.  

Quel est l’avenir des analogues du GLP-1 en France ?

1. Ils commencent à être prescrits pour l’obésité

À l’avenir, ils pourraient être utilisés dans d’autres domaines, comme la prévention des maladies cardiovasculaires.  

Des versions orales (comprimés) sont déjà disponibles dans d’autres pays pour simplifier leur prise.  

2. Accès et remboursement

L’accès à ces médicaments est actuellement encadré par les médecins spécialistes en nutrition et endocrinologie. Le remboursement pour le traitement de l’obésité (Wegovy) est possible pour les personnes avec un IMC>35kg/m2, sous conditions d’un accompagnement (les chances de succès sont réduites si les conseils hygiéno-diététiques ne sont pas respectés).

3. Nouveaux développements

Des médicaments de prochaine génération sont déjà commercialisés (Mounjaro) et en attente de décision concernant un remboursement. D’autres traitements prometteurs sont en cours de recherche. Ils combinent l’effet du GLP-1 avec d’autres hormones, ce qui pourrait offrir des bénéfices encore plus importants en termes de contrôle du poids et de régulation métabolique. La nutrition prend un vrai tournant !

4. Défis

Le coût de ces médicaments reste élevé. Leur généralisation nécessitera un équilibre entre les bénéfices pour la santé publique et le financement par le système de santé.  

L’utilisation pour la simple perte de poids (hors obésité médicale) pourrait poser des questions éthiques et logistiques.

L’obésité ou malade de stockage adipocytaire est une maladie chronique, il s’agira donc d’une prise médicamenteuse sur le long terme qu’il faudra rappeler aux personnes concernés.

En résumé, les analogues du GLP-1 sont une avancée majeure pour le traitement du diabète et de l’obésité, avec un potentiel énorme pour d’autres maladies à l’avenir. La chirurgie bariatrique conserve toutefois une place très intéressante dans le traitement de l’obésité et fait partir des options à proposer aux personnes souffrant d’obésité.

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